C'est à l'abris des regards qu'on se retrouve nul part, entre pluie et brouillard. J'ai demandé à la chance si j'étais en retard ou bien en avance. Au bout du compte il vaut mieux attendre, changer de monde pour ne plus rien penser.Se dire que le bonheur des uns fait le malheur des autres. Et puis maudir le temps puisqu'on a perdu le notre. Se dire que le bonheur des uns est plus beau que le notre. Et puis pointer du doigt à qui la faute. Jouer comme on lance un dé dans un pocker menteur. Quitte à rater mon heure, jouer pour ne plus sombrer à la première lueur. Les routes sont longues et pour pas qu'elles se croisent, on y mettra les formes. Dans la pénombre j'ai reconnu ta voix, dans l'écho qui résonne. Au bout du compte il vaut mieux s'en aller changer de monde pour ne plus se croiser ?



